Page d'accueil La compagnie L'agenda Les spectacles Nos partenaires  

 
Palatine
 
  Fiche technique... | Revue de presse...
 
adaptation et mise en scène Jean-Claude Seguin
costumes Philippe Varache
avec Marie Grudzinski

Spectacle créé avec le soutien financier
du Conseil régional de Basse-Normandie,
du Conseil général de l’Orne et de l’ODIA-Normandie

Madame tenait beaucoup plus de l’homme que de la femme ; elle était forte, courageuse, Allemande au dernier point, franche, droite, bonne, bienfaisante, noble et grande en toutes ses manières ; sauvage, toujours enfermée à écrire, dure, rude, elle se prenait aisément d’aversion ; nulle complaisance, nul tour dans l’esprit, quoiqu’elle ne manquât pas d’esprit ; la figure et le rustre d’un Suisse ; capable avec cela, d’une amitié tendre et inviolable.
SAINT-SIMON

 
 

 


PALATINE : POURQUOI ?

Qui est donc « Madame », princesse Palatine? Exilée de son Allemagne natale, cette jeune provinciale, turbulente et naïve, se retrouve mariée à Monsieur, frère de Louis XIV. En butte à la fois aux intrigues des mignons de son époux et des maîtresses du roi, on la voit mûrir et vieillir au fil des lettres qu’elle envoie aux seules personnes qui puissent la comprendre : son père, sa tante, ses cousines.




Autant dire que ces lettres constituent un témoignage unique, toujours vivant, souvent drôle ou émouvant, sur le siècle de Louis XIV et sur les rites et codes qui régissent la cour : la Palatine est à la fois une observatrice lucide et ironique des mœurs de son époque, une femme indignée par le triomphe, déjà, de l’imposture, de l’argent et de la médiocrité, une âme compatissante, un esprit en avance sur son temps, curieux de tout et libre, surtout, libre.
En ces temps de grisaille, de consensus et de frilosité, une véritable bouffée d'oxygène !






PALATINE, COMMENT ?
INTENTIONS DE MISE EN SCÈNE


Nous souhaitons à la fois, sans tricher, nous situer au plus près de la vérité du personnage de la Palatine, de son authenticité, de sa truculence, et œuvrer sur la transposition théâtrale — dans le jeu, mais aussi dans la scénographie (simple et stylisée), en plaçant le costume au cœur de la représentation, comme signe formel de toutes ces métamorphoses.

 
 
AU HASARD, QUELQUES LETTRES

Ce qui est naturel me plaît mieux que tout ce que l'art et la magnificence peuvent produire et inventer...

Je suis bien fâchée que vous ne vouliez plus rire de rien d'inconvenant, car cela entretient la gaieté, et la gaieté entretient la santé et la vie.

Cette Maintenon est un méchant diable. Quand les femmes coquettes et débauchées ne sont plus d'âge à avoir des amants, elles deviennent souvent dévotes, et ne peuvent plus souffrir personne...

La vieille ordure rend le roi cruel ; il avoue maintenant que c'est lui-même qui ordonne de tout mettre à feu et à sang.

J'ai connu une dame à qui l'on reprochait d'aimer un gaillard de basse extraction. « Voilà qui est plaisant, dit-elle, je n'ai jamais ouï dire qu'il faille des généalogies pour être entre deux bons draps ensemble… »

L'or est devenu une divinité ici, on n'a plus d'autre préoccupation. Les princes et les princesses de sang sont d’une âpreté honteuse. Personne ici n’a plus un sou ni un liard, mais avec votre permission, et en bon langage palatin, on a des torche-culs de papier à foison. On dit que Paris va se soulever.


Crédit photographique, B.-M. Palazon

 

 
    Haut de la page