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Quatuor avec dissonances
(et affinités, si possible)
 
    Revue de presse...
  Spectacle coproduit par la Scène nationale d’Alençon
et réalisé avec la collaboration de l’Ensemble
(orchestre régional de Basse-Normandie)
avec le soutien financier de la DRAC
et du Conseil régional de Basse-Normandie,
du Conseil général de l’Orne et de la Ville de L’Aigle,
avec

Larissa Cholomova Odile
Bertrand Farge Édouard
Marie Grudzinski Charlotte
Jean Hache Wilhelm
Et le quatuor de l’Ensemble de Basse-Normandie

 
 


Dissonances, ou affinités ?

Duo… Fin de l’hiver, début du printemps. Charlotte, Édouard, la quarantaine, mariés depuis peu, vivent à la campagne. Édouard veut inviter Wilhelm, son meilleur ami, homme de théâtre privé d’emploi. Charlotte s’y oppose, puis cède…
Trio… Printemps. Deux contre un : tout à leurs retrouvailles, Édouard et Wilhelm délaissent Charlotte, qui décide de faire venir Odile, sa fille adoptive…
Quatuor… Été. Deux à deux. Une jeune fille dans le tableau : que va-t-il se passer ?


NOTES SUR LE TEXTE : ACCORDONS NOS VIOLONS

Le texte est composé de façon musicale : en mouvements (ouverture, duo, trio, quatuor) et en thèmes qui s’entrecroisent et se mêlent (les jardins, le théâtre, la musique, les affinités…) pour resurgir avec des variations, au fil des relations amoureuses entre les quatre personnages. Les séquences sont courtes et rythmées, à la façon d’un montage cinématographique : c’est un choix esthétique, d’écriture et de mise en scène. Un retour à la légèreté, un défi à la pesanteur.

Où les jardins fleurissent sur les ruines

Ces quadragénaires qui organisent leurs plaisirs en vase clos, de qui nous parlent-ils, aujourd’hui ? Alors que la guerre, militaire ou économique, fait rage, alors que le chômage monte comme une épidémie, peut-on être heureux, comme disait Candide, en cultivant notre jardin ? Sur les ruines des grandes utopies collectives, alors que le progrès se confond trop souvent avec une pollution généralisée de la planète, que signifie une telle vogue des jardins, à la veille de l’an 2000 ?

Où des affinités se nouent entre plaisir et intelligence

En cette fin de siècle morose, où l’invention du mot convivial ne fait que masquer le règne du chacun chez soi et du chacun pour soi, les Affinités électives nous donnaient l’occasion, en renouant avec les charmes sulfureux du préromantisme, d’élargir à quatre protagonistes notre propos sur le lien — amical et amoureux… Intimement proches, en effet, Odile, Édouard, Wilhelm et Charlotte se plaisent à être ensemble. Adapter les Affinités, c’est aussi évoquer une époque où la conversation était un art…

 
 
NOCES DE MISE EN SCÈNE : QUATRE A QUATRE

Du libertinage au romantisme, puis à l’éclatement… Crises, ruptures de rythme, brusques ralentissements ou accélérations… Travail sur la mémoire, l’inachevé, la suggestion et la résonance ; sur l’ellipse ou le suspens… Fragments qui émergent de la nuit, pour s’y engloutir à nouveau… Glissando… Les transitions d’une scène à l’autre seront stylisées, chorégraphiées : un déplacement, rapide ou lent, des acteurs, aux frontières du théâtre et de la danse. Un quatuor, vraiment — avec lequel un deuxième quatuor, à cordes celui-là, dialogue.

La musique : le non-dit, ou l’indicible… Au cœur du travail d’écriture et de mise en scène ; au cœur, enfin, de la représentation… Elle interviendra en phrases longues, appuyées… La couleur musicale, on l’appliquera en brusques et longs coups de pinceau ou de brosse, précis, enlevés, dynamiques (ou, au contraire, à peine effleurés, pianissimo), plutôt qu’en petites touches…
Les superbes quatuors de Haydn, Schubert et Webern… Aplats, zébrures, contrastes marqués… Énergie, concentration…

Le décor : Un espace ouvert, de Dominique Arel, qui laisse place à l’imaginaire du spectateur… On jouera sur l’évocation, la suggestion par les mots et le mouvement : contre l’illustration… Une présence allusive de l’eau, et trois pans de miroir : de la réalité à son reflet… Le mur, au fond, ouvre sur un au-delà transfiguré par les jeux de lumière : le jardin, dont on ne pourra qu’imaginer la splendeur…

 
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