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Dix bougies pour un amour
(et cent auteurs pour un texte)
 
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mise en scène Jean-Claude Seguin,
scénographie Dominique Arel
costumes Agnès Chantoin
lumières Hervé Bontemps
texte Marie Grudzinski et Jean-Claude Seguin
avec
Marie Grudzinski, Bérénice
Pierre-François Kettler, Titus
Jean-Claude Seguin, l’Autre

En appartement, Charles-Roger Bour jouait Titus. Sur scène, Bernard Humbert reprit d'abord le rôle — avec Rainer Wettler dans celui de l’Autre.

D’abord créé en appartement, pour la Scène nationale d’Alençon, le spectacle se fondait alors sur le rapport direct avec les invités, confidents malgré eux du pire… et du meilleur — et sur l’utilisation telle quelle des lieux où le hasard nous menait…

 
 


Amour et collage…

L’accueil très chaleureux des spectateurs nous incite à mener l’expérience plus loin, sur scène, mais en maintenant un rapport direct avec le public : en adjoignant à la pièce un troisième personnage et de nouveaux auteurs, nous demandons au scénographe et à la costumière de concevoir un décor et des costumes qui, comme le texte lui-même, soient des sortes de collages, évoquant à la fois la guerre qui sévit à l’intérieur et à l’extérieur et les siècles de littérature dont nos trois personnages sont issus. Titus et Bérénice sont en effet des types, créés de toutes pièces, auxquels nous souhaitons donner une dimension à la fois contemporaine et universelle.

Amour et cohabitation…

Habit d’Arlequin tissé de multiples oripeaux, le texte assemblera, dans un désordre joyeux, des fragments disparates, aux couleurs bigarrées : comme si, farcis de littérature, ces deux êtres s’étaient concocté une langue éminemment personnelle à partir de textes enchevêtrés… Ainsi une réplique peut-elle s’ouvrir chez Corneille, emprunter une incise à Milosz et se conclure chez Courteline. De façon désinvolte et ludique, nous entendons aborder tous les registres de jeu et glisser insidieusement d’un code à l’autre.

 
 
Amour et théâtre…

Le pari : constituer une pièce autonome, qui fonctionne telle quelle, et brouille à l’envi les repères du spectateur. Un collage, donc, plus qu’un montage, où les points de jonction, de fusion, de soudure s’effaceraient. Un spectacle, enfin, qui serait aussi un hommage rendu aux livres et surtout au théâtre — comme si tous ces textes lus, fréquentés, ingérés, digérés finissaient par ne plus constituer en nous qu’un immense texte, où nous puiserions à l’infini — pour rire… et pour pleurer. Ainsi va la vie, ainsi va le théâtre…

 
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