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Critiques de Rodogune  
  Fiche technique... | Le spectacle...
  PRESSE FESTIVAL D’AVIGNON 2005

Coup de cœur de Jean-Marc Stricker sur France-Inter, Rodogune a rencontré un accueil unanime auprès de la presse du festival.


CORNEILLE SERVI SUR UN PLATEAU

La violence de la pièce est soulignée par l’habile travail opéré sur le corps des acteurs et le rythme du texte.


Rodogune n’est que rarement représentée. La mise en scène de Jean-Claude Seguin est donc une occasion rare, et qu’il ne faut pas manquer. Sur la scène, le trône. Agrippée au trône, la reine (Marie Grudzinski). Monstrueuse et fascinante, elle est la véritable héroïne de la pièce et la digne héritière de Médée. Des percussions accompagnent et façonnent les vers, en accentuent l’impétuosité, en martèlent la césure. On admire l’unité du jeu, l’énergie et la tension des acteurs. Lætitia Guédon campe une Rodogune ambiguë, particulièrement remarquable dans le monologue vengeur de l’acte III. Véronique Affholder donne vie au difficile récit d’exposition de Laonice. Les deux frères, Matthieu Fayette et Malo de La Tullaye, jouent tout en subtilité ce qui les rapproche ou ce qui les sépare. Le travail des comédiens et du metteur en scène est ici au service du texte. Rien n’est laissé au hasard. Voilà qui devrait contenter aussi bien le novice avide de découvrir une grande tragédie que l’amateur averti de Corneille.
(L’Humanité, Marine Roussillon, mardi 26 juillet 2005)


SOUS LE SOLEIL DE VILAR

Jean-Claude Seguin prend à bras-le-corps la pièce préférée de l’auteur du Cid, en exacerbe toute la violence aveugle. Les interprètes jouent cette danse de vie et de mort avec brutalité, les alexandrins sonnent juste et clair sans jamais ronronner. Du théâtre coup de poing aux vertiges maternels assassins et glaçants. Rien à voir avec un petit classique Larousse.
(Jean-Louis Châles, Semaine des spectacles Provence-Côte d’Azur)
 
 

Le festival Off reste l’occasion unique de redécouvrir nos grands classiques avec un œil neuf, lavé de nos préjugés de lycéens !

Belle initiative de la part du théâtre du Loup blanc, venu de Normandie, que de réserver une place de choix à cette tragédie. Corneille écrit une œuvre inclassable, d’une violence inouïe, balaie les tabous ancestraux. Il ménage un suspense haletant jusqu’à la scène finale (incroyable!) qui, à elle seule, justifie le qualificatif de chef-d’œuvre. On oublie volontiers les notions d’honneur cornélien rabâchées pendant notre scolarité. Cléopâtre se cramponne à son trône comme une noyée à sa bouée de sauvetage. Elle ment, triche, ruse, menace et assassine. Jean-Claude Seguin en fait une sorte de mère maquerelle (magnifiques costumes de Philippe Varache où le cuir se marie aux lourds cotons en lambeaux), doublée d’une autorité royale. Face à elle la « douce » Rodogune affiche une même cruauté : l’affrontement des deux femmes devient un duel sans merci, terrible comme un combat de taureaux. La mise en scène exploite à fond cette sauvagerie primitive. On suit avec passion cette maléfique descente aux enfers, ponctuée d’inattendus traits d’humour. Tous les comédiens entrent avec une passion frénétique dans ce thriller classique où la beauté des alexandrins claque avec force sans jamais ronfler. Dans le contexte actuel, Rodogune et Corneille nous tendent un magnifique miroir brisé.
(La Marseillaise, Jean-Louis Châles, mardi 12 juillet 2005)


Avec le Théâtre du Loup blanc, cette tragédie de Corneille n’est pas un péplum, c’est une pièce africaine, orientale, une BD gothique. Les personnages ne sont pas de marbre, ni de porcelaine, mais de chair et de sang. Rodogune et Cléopâtre n’ont rien de femmes éthérées, elles sont charnues, pulpeuses. Marie Grudzinski fait de Cléopâtre un personnage en marge. C’est un monstre, une ogresse barbare, qui se démarque des autres, du monde, par une diction qui gomme l’effet des alexandrins. C’est elle qui fait la règle, le corset craque, elle s’en défait, tous les autres le gardent et s’en protègent. Corneille est vivant !
(Vaucluse-Hebdo, Alain Pécoult, 23-24 juillet)
 
 
UNE « RODOGUNE » RÉSOLUMENT CONTEMPORAINE

Le spectacle restitue tout à fait le climat de ce drame, où humour noir, cynisme, passion, amitié, soif du pouvoir sont exacerbés. La mise en scène originale : trône baroque constitué de crânes et d’ossements, costumes oniriques, transporte le spectateur dans des lieux et époques différents. Le spectateur, tenu en haleine, est au cœur de la lutte sans merci que se livrent Cléopâtre et Rodogune. Une pièce intemporelle, enlevée, qui interpelle le spectateur !
(le Dauphiné-Vaucluse, Mireille Picard, samedi 16 juillet 2005)


UN BIJOU BAROQUE AUX CISELURES BARBARES

La compagnie du Loup blanc a voulu — et c’est un travail magnifique — ressusciter ce texte pour qui Corneille « a toujours eu de la tendresse ». La passion de régner parle là toute pure. Le trône-totem orné de crânes, qui pointe des cornes menaçantes, en est le symbole et l’instrument. Plus audacieux que Racine, Corneille montre une mère criminelle par ambition. À la cynique Cléopâtre (une Marie Grudzinski monstrueuse et passionnée) fait contrepoids la tendresse fraternelle (Matthieu Fayette et Malo de La Tullaye, jumeaux complices, rivaux et fougueux). Rodogune (Laetitia Guédon, belle amazone) est la pierre d’achoppement de l’amour fraternel, Véronique Affholder, Laonice, une confidente pleine de finesse. Le musicien, confident et conteur, apporte le climat d’un poétique Orient. Dans des costumes intemporels, une mise en scène bien articulée, les comédiens ont triomphé du ronronnement des alexandrins. Ils ont respecté son souffle grégorien, l’apprivoisant sans le trahir. Leur jeu, noblesse cornélienne et naturel contemporain, explose jusqu’aux extrêmes, sauvage, sans retenue, donnant au texte la dimension « surprenante » qu’a voulu l’auteur. Classique sans ride, sensibilité proche de notre temps, Rodogune est une face trop longtemps négligée du théâtre vivant.
(La Marseillaise, Alice Hygoulin, lundi 25 juillet 2005)


FESTIVAL OFF : LES SPECTACLES QUE NOUS AVONS AIMÉS

La mise en scène de Jean-Claude Seguin laisse toute la place à un texte riche et dense, et contribue à montrer la modernité de Rodogune. Les acteurs se jouent des alexandrins pour mieux nous faire entendre leur musique sans jamais tomber dans la prouesse technique. Un vrai bonheur et un merveilleux moyen de faire découvrir Corneille aux jeunes spectateurs.
(Atelier-Théâtre n° 19, été 2005, Élisabeth Gentet-Ravasco)


SURPRENANTE RODOGUNE

Une version très inattendue de cette tragédie du XVIIe, où les vers classiques de Corneille sont ponctués par le fracas contemporain des percussions, par le chant d’une flûte, par le souffle haletant ou strident d’une trompette, et par une mélodie nostalgique venue d’Afrique.
Le décor se réduit à un funeste trône. Quant aux costumes, post-apocalyptiques, ils rappellent à la fois le Moyen Age et la science-fiction, et transforment un sage africain en samouraï japonais, comme pour souligner l’aspect atemporel et universel de la lutte pour le pouvoir.
(l’Orne Hebdo, 23 mars 2004)


RODOGUNE N'A PAS PRIS UNE RIDE

La mise en scène de Jean-Claude Seguin sert parfaitement le propos.
L’espace de jeu est défini par un tapis ovale et un trône majestueux, tandis qu’à jardin, un griot convaincant égrène les sons à coups de percussions. Toute la place est ainsi laissée au texte, simple, direct, sans emphase. Rodogune semble avoir traversé le temps sans prendre une ride. Mention spéciale aux superbes costumes de Philippe Varache. Côté comédiens, soulignons le talent de Marie Grudzinski, qui a su donner chair à une Cléopâtre avide de pouvoir et prête à tout pour régner.
(Ouest-France, 18 mars 2004)


LA QUALITÉ DANS L’EXTRÊME

Le public a été gâté. 358 ans après sa création, cette tragédie de Corneille est toujours en prise directe avec notre époque et a permis au théâtre du Loup blanc d’offrir un spectacle de grande qualité, servi par des comédiens professionnels jusqu’au bout des rimes.
Toute la troupe est irréprochable, de Marie Grudzinski, Cléopâtre monstrueuse, à Laetitia Guédon, étonnante Rodogune sensible et déterminée, en passant par Hubert Benhamdine et Malo, frères jumeaux incorruptibles. Véronique Affholder, la confidente Laonice, véritable guide du spectateur, est à la hauteur de cette troupe homogène. La mise en scène de Jean-Claude Seguin donne à la pièce libérée de la rigueur de son rythme verbal un suspense policier.
(la République du Centre, 30 mars 2004)


UNE TRAGÉDIE SÉDUISANTE

Au Forum de Flers, le théâtre du Loup blanc a fait un triomphe, jeudi soir, avec Rodogune.
Haine et passion poussées jusqu’au délire dominent cette tragédie. La mise en scène de J.-C. Seguin a contribué à démontrer la modernité du sujet et à positionner le grand Corneille comme un dramaturge d’avant-garde.
(Ouest-France, 20 mars 2004)


RODOGUNE ACCLAMÉE PAR LE PUBLIC

Salle comble et comédiens acclamés mercredi soir pour Rodogune. Le texte de Corneille a été magnifiquement interprété par la troupe du Loup blanc
Un décor sobre laissant toute la place au magnifique texte de Corneille. Des comédiens formidables dotés de superbes costumes. Le théâtre classique de Corneille a fait des merveilles mercredi soir, à Douvres-la-Délivrande. Et le public ne s ‘y est pas trompé, acclamant en fin de représentation les acteurs de la compagnie du Loup blanc. Un choix de maître pour la saison culturelle. Rodogune est mis en scène par Jean-Claude Seguin de façon moderne et pourtant les alexandrins classiques de Corneille ne sonnent pas faux avec la musique africaine rythmant les scènes. Cléopâtre reine de Syrie tient en haleine le spectateur dans sa descente aux enfers.
Méconnue du grand public, Rodogune mise en scène de cette façon donnera sûrement envie aux jeunes et moins jeunes spectateurs de découvrir l’univers riche de l’auteur dit classique et pourtant si indémodable.
(La Renaissance du Bessin, 24 novembre 2006)

Cher Jean-Claude Seguin,
Merci pour ce moment exceptionnel dont j'ai apprécié la mise en scène inventive, originale et si fidèle à l'esprit de Corneille, la très belle interprétation en particulier de ces superbes rôles de Cléopâtre et de Rodogune.
Bravo et encore merci. Corneille doit être bien content de vous.

18 octobre 2006, Evelyne Poirel
conservateur honoraire du musée Pierre-Corneille de Petit-Couronne
vice-présidente du Mouvement Corneille.


 
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