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Critiques de Palatine  
  Fiche technique... | Le spectacle...
  UNE FEMME COMBATIVE

C’est le portrait d’une femme combative que nous donne à voir le Théâtre du loup blanc.
Seule en scène, Marie Grudzinski se livre à une véritable métamorphose. Tout le talent de cette comédienne est au service de cette princesse haute en couleur. Le choix porté sur les mots dits et la mise en scène ingénieuse sont la force de cette proposition et l’on accompagne la Palatine dans son vieillissement imperceptible mais bien réel.
Ouvert aux publics, Boudoir du OFF, Laurent Bourbousson


UN VRAI MOMENT DE BONHEUR

Charlotte-Elisabeth, Princesse Palatine, belle-sœur du Roi Soleil et épouse de Monsieur, écrit de longues lettres à sa famille allemande dont son mariage l’a séparée. Elle raconte Versailles, les intrigues, les dessous des événements, l’ambigüité des personnages, sa vie, ses sentiments… Comme elle ne mâche pas ses mots, ne craignant pas le langage grivois, voire scatologique, elle nous livre un tableau irrévérencieux, véridique et croqué sur le vif, de cette Cour Royale très différente des images d’Epinal que nous sert l’histoire officielle. Le texte est donc particulièrement intéressant et savoureux. Amusant aussi.
Marie Grudzinski fait vivre la Palatine d’une façon magistrale. Extraordinaire présence d’une actrice, pétillante et malicieuse. Elle se transforme grâce à l’ajout de vêtements et vieillit inexorablement sous nos yeux admiratifs. Un échange, une connivence s’établissent entre elle et son public qu’elle entraîne à sa guise vers la tristesse, la joie, l’humour, l’ironie. Un petit bijou théâtral. Un vrai moment de bonheur.
Wukali.com, magazine des arts, Marie-Claude Busso, juillet 2014


A NE PAS MANQUER!

Un petit bijou dans l'écrin de la cour du Roi-Soleil. Marie Grudzinski, avec son charmant accent allemand, vit en 1h15 les 50 années que la « Palatine » a passées à Versailles, depuis son mariage avec Monsieur, frère de Louis XIV, en 1672, jusqu'à sa mort, le 8 décembre 1722 à Saint-Cloud. Grâce au talent du metteur en scène, Jean-Claude Seguin, qui a composé ce spectacle à partir de plus de 1000 pages de lettres écrites par cette princesse du Palatinat à son père, à sa tante, à ses cousines, l'actrice nous fait découvrir l'envers du décor, sa prison dorée, où ses relations avec le roi ont changé au gré de ses maîtresses.
Le spectateur est porté par les mots de cette exilée.
Etrangère, délaissée par son époux après 5 années de mariage, veuve, elle est très proche de son fils Philippe d'Orléans, futur Régent, mais ne tarit pas d'insultes sur « la vieille guenon », Mme de Maintenon. On oscille entre de subtiles suggestions et des phrases plus crues sur « les vents », la nourriture française, la religion, la maternité, le roi et ses maîtresses, la maladie, la mort… Marie Grudzinski, par les costumes et les perruques qu'elle revêt, suggère le temps qui passe et vieillit avec son personnage, on est portés par les mots de cette exilée: à ne pas manquer!
Vaucluse-Matin, juillet 2010.


MADAME MARIE GRUDZINSKI, UNE PALATINE ROYALE

Madame, princesse Palatine, belle-sœur du Roi-Soleil, nous fait découvrir les coulisses de Versailles. Cette pièce tirée de la correspondance de Charlotte-Elisabeth de Bavière (1652-1722) nous raconte, sans aucun tabou et dans un langage souvent familier, le quotidien très guindé de la cour. Sensible à la misère du peuple et aux bassesses du pouvoir, indignée par la guerre et les privations imposées par Louis XIV, attendrie lorsqu'elle parle de ses enfants, de sa famille allemande et de sa solitude, l'indiscrète devient une femme féroce, pleine d'esprit, moqueuse, attachante, sympathique.
Il faut applaudir la performance de Marie Grudzinski, qui en une heure et quart vieillit de plus de trente ans, en jouant seulement avec sa garde-robe, sa démarche et un peu de poudre blanche sur ses joues. Elle nous offre une interprétation d'une justesse implacable. Bravo!
(La Provence, Stéphanie Marin, 21 juillet 2010)


UN ÉLÉGANT TRAVAIL
D’INTERPRÉTATION ET DE MISE EN SCÈNE

Jean-Claude Seguin signe une remarquable adaptation de la correspondance de la princesse Palatine et Marie Grudzinski campe avec une rare vérité la truculente et tendre Liselotte.

A l’instar des Persans de Montesquieu, Charlotte-Elisabeth de Bavière observa la France, la pétaudière versaillaise, les courtisans ridicules et les dévots malfaisants du papisme meurtrier avec l’ironie et l’objectivité d’un point de vue distancié et critique. Drôles, alertes et colorées, ses lettres, dont la fraîcheur et la verve savent se mâtiner de tendresse quand elles évoquent ses enfants et sa famille allemande, constituent un des témoignages les plus précieux sur le siècle de Louis XIV. Sensible à la misère du peuple et aux bassesses des méchants, atterrée par les cabales et par le sort fait aux Protestants, scandalisée par la guerre et les privations que Louis XIV impose à l’Europe, lucide sur les gabegies des ministres et les manigances des favorites, la « commère de France » apparaît comme un personnage éminemment sympathique et épatant de crudité, de finesse et d’esprit.
Confiant à Marie Grudzinski le soin de camper Madame de son mariage jusqu’à sa mort, Jean-Claude Seguin trouve en elle un tempérament à la hauteur de son personnage. La comédienne réussit avec une aisance incroyable à ressusciter cette princesse atypique, jouant subtilement de l’accent, des mimiques et des poses pour faire le portrait d’une héroïne à l’abattage formidable dont l’intelligence acérée se maintient dans un regard pétillant d’humanité alors que les ans ravagent et enrobent sa solide carcasse de Bavaroise. Au fur et à mesure du temps, pendant que le froid fige le vin dans les verres et que l’austérité moralisante de la « guenon » de Maintenon glace l’ambiance de la cour, la pétulante Liselotte se change en douairière imposante et Marie Grudzinski n’a besoin que de quelques artifices vestimentaires pour réussir à transformer l’aspect de son rôle qu’elle investit avec une vérité sidérante. Pour le bonheur de la langue et du style, pour le plaisir des portraits croqués avec une précision virevoltante, pour la justesse d’une interprétation pertinente, ce spectacle mérite très largement d’être applaudi.
(La Terrasse, Catherine Robert)


PRÉCISION, INTELLIGENCE, SENS DU RYTHME

Elle a de la trempe, la Palatine ! Marie Grudzinski campe avec énergie une femme incroyablement libre, truculente et courageuse, qui a de la plume et un œil implacable. On se croirait parfois chez La Bruyère ou Fontenelle, mais du point de vue d’une femme, pas bégueule, lucide sur sa condition et qui trouve dans l’écriture l’exutoire à sa douleur. Entre écritoire et paravent qui se déplie en miroir, la Palatine vieillit et se transforme devant nous grâce à un travail sur le corps, le costume, le maquillage. La mise en scène a de la précision, de l’intelligence et un vrai sens du rythme.
(Télérama, Sylviane Bernard-Gresh)


UNE MISE EN SCÈNE INTELLIGENTE ET ÉPURÉE

Religion, monarchie, courtisanerie, rien n'échappe à la plume corrosive de la très spirituelle princesse Palatine. Sa correspondance, ressuscitée avec talent par une Marie Grudzinski à l'accent allemand charmant, brosse un tableau de la cour du XVIIe qui ne laisse pas d'étonner le spectateur. Avec une liberté de ton irrésistible, on découvre la Maintenon, « vieille guenon » honnie par la princesse, des anecdotes sur la vie de cour jusqu'à des introspections d'une lucidité désarmante (« je suis carrée comme un dé »!). Servie par une mise en scène intelligente et épurée, qui voit la Palatine vieillir imperceptiblement et continûment à grand renfort de perruques, de costumes et de maquillages, cette pièce est un témoignage de mœurs haut en couleur.
(Le Figaro-Magazine)


UN RÉGAL DE CORRESPONDANCE

Imaginez le désarroi d’une Allemande de dix-neuf ans, mariée par son père, l’électeur de Bavière, à Monsieur, frère de Louis XIV. Heureusement Charlotte-Élisabeth était accommodante et vécut en bonne intelligence avec cet époux plus femme qu’elle. Sa franchise et son humour font de sa correspondance un régal. Dirigée par Jean-Claude Seguin, Marie Grudzinski ressuscite avec subtilité la brave Liselotte, de la jeunesse au déclin.
(Le Nouvel-Observateur, Jacques Nerson)


MARIE GRUDZINSKI, UNE PALATINE IMPÉRIALE

Sans tabous, avec un humour mordant, Marie Grudzinski évoque les bassesses du pouvoir… Au théâtre de Nesle, elle incarne avec majesté la seconde épouse de « Monsieur », le frère de Louis XIV.

La salle voûtée du théâtre de Nesle offre un écrin idéal à Palatine, la très intéressante pièce tirée de la correspondance de Charlotte-Élisabeth de Bavière. Un paravent ancien, un secrétaire en bois clair et une simple chaise suffisent pour reconstituer un cabinet particulier au siècle de Louis XIV.
Marie Grudzinski fait revivre une époque révolue. La langue est à la fois châtiée et fleurie. Sur fond de musiques choisies (Berio, Couperin, Charpentier, Marais), chaque mot sonne juste. Jugée « trop d’une pièce », cette femme de caractère raconte Versailles. Sans prendre de gants. La franchise de la dame agace son royal beau-frère et ses courtisans, mais cet esprit curieux et avant-gardiste n’en a cure.
Sous la direction de Jean-Claude Seguin, Marie Grudzinski vieillit véritablement, modifiant sa mise et sa démarche. Jusqu’à se confondre avec le personnage. Dans le passé, la comédienne du Théâtre du Loup blanc a déjà montré qu’elle excellait dans des registres variés. Une nouvelle fois, Marie Grudzinski est irréprochable dans ce spectacle plein d’enseignement que l’on peut conseiller aux lycéens. Le metteur en scène a bien réussi son pari : se situer « au plus près de la vérité de la Palatine ».
(Le Figaro, Nathalie Simon)


UNE PLUME ACÉRÉE, UN HUMOUR INCISIF

La Palatine ne se plut guère à Versailles. Les jeux de cour, très peu pour elle. Adepte du franc-parler, cette femme tout d’une pièce préfère mille fois la comédie à la messe. Bien trop longue à son goût, elle n’a d’agrément que si l’on y peut dormir. Au fil des ans, la Palatine n’aura cessé d’observer avec un humour incisif le ballet des mignons, le ridicule des hypocrites, la grossièreté des soi-disant nobles, sans oublier sa propre personne, dont elle se moque avec le plus grand plaisir. Jusque dans les dernières lettres qu’elle a écrites aux siens, sa plume est restée acérée. Et sur scène, c’est son ton et son esprit que l’on retrouve, intacts et remarquablement incarnés. Rien à redire. Reste donc à applaudir.
(Le Point, Élodie Marillier)


UNE TOTALE LIBERTÉ DE TON

En voilà une qui n’a pas sa langue dans sa poche. Autant de confidences narrées avec humour et sensibilité dans une totale liberté de ton. Madame de Maintenon, épouse du Roi-Soleil, en prend pour son grade !
Il fallait le talent de Marie Grudzinski pour incarner ce personnage haut en couleur, à la fois sensible et persifleur. Par la seule force de son interprétation, rehaussée par la mise en scène dépouillée de Jean-Claude Seguin, les spectateurs se glissent dans les coulisses de Versailles.
Un simple changement de coiffure, de maquillage signale les années qui passent. La Palatine prend de l’âge mais continue de porter sur son quotidien un regard plus aiguisé que jamais. D’une rare modernité.
(La Tribune, Bérénice de Beaucé)


MONOLOGUE PRINCIER À VERSAILLES

Seule sur la scène du théâtre de Nesle, Marie Grudzinski se confie, raille, pleure, tonne, plus « hénaurme » et touchante que son modèle, Charlotte-Élisabeth de Bavière (1652-1722), princesse Palatine et femme de Monsieur, le frère homosexuel de Louis XIV. La pièce suit la chronologie de la correspondance de cette princesse qui en voyait des vertes et des pas mûres à Versailles. Un régal d’une heure et quart.
(L’Expansion, Gilles Lockhart)


LES DESSOUS DE LA COUR

Sous la cave voûtée du théâtre de Nesle, Marie Grudzinski incarne avec énergie la pétillante et lucide Charlotte-Élisabeth de Bavière. Cette Allemande porte sur la vie de la cour un regard plus contemporain qu’on ne l’imagine. C’est drôle, cru, désarmant. La bigoterie, la corruption, tous ces mignons, ces coups tordus, ces tombereaux d’intolérance sont des constantes de la vie des courtisans !
(Marianne, Frédéric Ploquin)


UNE TROUBLANTE ACTUALITÉ

La politique, les intrigues, le pouvoir… Un thème d’une troublante actualité. Cette pièce esquissant un portrait de Louis XIV vieillissant redonne vie à un Versailles totalement inattendu. Seule en scène, la princesse (magistralement interprétée par Marie Grudzinski) dénonce l’intolérance, les faux-semblants, la corruption et dresse avec humour une peinture sans fard de la cour, du roi, de la reine, de Mme de Maintenon « la vieille ordure », des mignons de son mari… et aussi d’elle-même. Étonnant !
(Point de vue/Images du monde, Vincent Meyland)


EXCEPTIONNEL !

Belle-sœur de Louis XIV, la Palatine croque avec humour les mœurs et la vie politique de son époque. À travers ses lettres, véritable exutoire, le public découvre une femme profondément attachée à sa province natale. Une émouvante interprétation de Marie Grudzinski.
(Paris-Paname)


UNE DAME QUI EN IMPOSE

Palatine est le fruit d’une longue complicité entre Jean-Claude Seguin et Marie Grudzinski : le premier a picoré dans la prolifique correspondance de la duchesse d’Orléans, princesse à la cour de Louis XIV, incarnée avec truculence par la seconde.
On entre dans cette pièce avec l’épouse de Monsieur, on en sort avec Madame. Tant il est vrai que Marie Grudzinski redonne vie à Charlotte-Élisabeth « de Bavière », princesse méconnue et belle-sœur du roi. Et nous la livre presque sans fard, dans un style savoureux, où le trivial est des plus élégants. La Palatine porte en son accent et jusqu’en son nom la nostalgie de sa lointaine Heidelberg.
Sa correspondance nous fait entrer par le petit trou de la serrure dans l’intimité de la cour. Elle ravira tous ceux qui auraient aimé goûter une histoire de France plus captivante et moins lisse que celle apprise en classe. Elle donne surtout à découvrir une fascinante personnalité qui se joue des contraintes, surmonte ce qui aurait pu l’abattre, dans une énergie, un goût de la vie sans pareils.
Jean-Claude Seguin signe une mise en scène réussie. Il dirige une Marie Grudzinski dont le talent mêle avec bonheur l’humour au tragique, nous menant imperceptiblement du rire au silence ému. Alors que son costume s’étoffe, elle endosse un personnage qui grossit au fil du temps, se voûte, vieillit sous nos yeux. À la manière d’un éphéméride, son jeu est scandé de dates, bornes d’un chemin qu’elle parcourt de son arrivée à la cour en 1671 à sa mort à Saint-Cloud en 1722.
Un vrai petit bijou.
(Le Monde.fr et Les Trois Coups, Olivier Pradel)


À VOIR ABSOLUMENT !

Marie Grudzinski incarne ou plutôt se réincarne en Palatine. Sa correspondance est mise en théâtre par Jean-Claude Seguin qui remet en lumière la formidable lucidité et l’humour salvateur de cette femme hors norme, très en avance sur son époque.
(Radio Alligre, Jean-Marc Stricker)


UN SPECTACLE SANS COMPLAISANCE

Un rôle grandiose, très fort, puissant… La Palatine a un langage truculent, fleuri, elle ne mâche pas ses mots… Une femme généreuse, sans aigreur, sans fausse pudeur… Un témoignage de première main, fantastique. En une heure et quelque, cinquante ans de sa vie à la cour : la silhouette de la comédienne au début et à la fin du spectacle n’a rien à voir… Un costume somptueux… Le spectacle finit sur cette scène terriblement émouvante où la Palatine meurt, en novembre 1722… Des préoccupations très modernes, qui en même temps parlent bien de cette époque où le trône du roi avoisine un autre trône, plus sale… Un spectacle sans complaisance, en rapport avec l’authenticité, l’honnêteté, la lucidité de cette femme…
(France-Inter, Nocturne, Brigitte Palchine)


À DÉCOUVRIR AU PLUS VITE !

Coup de cœur (avec 11 autres spectacles à Paris, sur plus de 700 à l’affiche) : Presse unanime, public enchanté, une perle rare !
(Theatreonline)


UNE FULGURANTE MODERNITÉ

En faisant revivre la deuxième dame de France sous Louis XIV, Jean-Claude Seguin et Marie Grudzinski offrent un spectacle très drôle qui pourrait servir de modèle à bien des profs d’histoire démotivés. Les mots d’hier résonnent d’une modernité troublante que rehausse une mise en scène sobre mais lumineuse.
Loin des discours théoriques, Palatine ne nous ouvre pas la porte de la grande Histoire, préférant nous la faire découvrir par l’œilleton, ce petit objet qu’on nomme aussi judas… De traîtrises, de coups bas, de haines intestines il sera beaucoup question ici.
Seule en scène, Marie Grudzinski est une magistrale Palatine, entre lucide férocité et fragilité, le tout rehaussé d’un humour pertinent, percutant, pétillant. Déambulant dans les couloirs, les alcôves, les chambres et antichambres du pouvoir, elle fait revivre Versailles sans rouler carrosse sur les sentiers battus.Elle établit l’état des lieux d’une France empêtrée dans la « contrainte » et la propension à ce qu’on n’appelait pas encore du copinage ou de la censure. La fulgurante modernité du propos a quelque chose de troublant.
Jean-Claude Seguin, dans sa mise en scène, a fait preuve de la plus belle humilité qui soit. Grâce lui soit rendue de n’avoir jamais boursouflé son travail d’effets qui eussent parasité tant le jeu de la comédienne que l’exceptionnelle qualité de ce texte. Optant pour une chronologie simple et efficace que souligne une habile utilisation d’accessoires essentiellement vestimentaires, il retrace avec tact le destin d’une héroïne tragique doublée, un demi-siècle avant Choderlos de Laclos, d’une géniale épistolière.
(Rueduthéâtre, Franck Bortelle, 7 octobre 2008)


UN MONOLOGUE ÉPOUSTOUFLANT

La comédienne est épatante, faite pour le rôle, elle s’investit totalement. Le physique, d’abord : ça colle à 100%. La voix, le jeu de scène, le mini-transformisme sont parfaits. La mise en scène admirable.
Je vous invite, je vous incite à aller voir cette pièce originale retraçant la vie de cette princesse de manière véridique, avec beaucoup d’humour (on rit aussi de ses heurs et malheurs, ou de la façon dont elle parle de la Maintenon et autres favorites du roi)… mais : allez-y : vous ne le regretterez pas.
Elle est belle, Palatine, elle est femme Palatine, elle EST, pour nous plaire et nous inviter à la réflexion sur la condition féminine.
(Clicinfospectacles, Claudie Fournier, le 22 septembre 2008)


UNE COMÉDIENNE INSPIRÉE

Pas…latine par sa naissance, elle a son franc-parler et n’hésite pas à utiliser des mots crus pour stigmatiser les travers des grands personnages qu’elle côtoie : ainsi Madame de Maintenon est-elle « une ordure ». Mais, plus encore que sa liberté d’esprit, ses lettres révèlent sa sensibilité et sa bonté. Germanique, protestante convertie au catholicisme, elle a gardé de la religion qui l’a formée certaines lignes de conduite : c’est une femme aussi droite que métaphysique, aussi tonitruante que touchante.
Jean-Claude Seguin adapte et met en scène ce qui ressemble à un journal intime avec une rigueur, une habileté et un punch étourdissants. Le tout dans un décor joli, drôle et à tiroirs, au propre et au figuré. Marie Grudzinski, comédienne inspirée, vraie nature, est parfaitement dirigée par un metteur en scène complice. Elle adopte un soupçon d’accent savoureux et, vieillissant sur scène, s’affuble de robes de plus en plus lourdes. Ses formes s’arrondissent, elle se courbe, boite, ses perruques avec ou sans mèches greffées-surajoutées s’enflent, les dates-échéances se succèdent. Elle se poudre, forcément de blanc pour camoufler les défauts d’une peau flétrie ; on n’a surtout pas envie qu’elle nous quitte et que tout cela finisse.
(Monde et vie, Marie Ordinis, le 26 septembre 2008)


UNE FEMME REBELLE

Charlotte-Élisabeth de Bavière se retrouve à dix-neuf ans mariée à Monsieur, frère de Louis XIV et homosexuel notoire. Tout au long de sa vie elle a tenu avec sa famille alle-mande une correspondance fort bien adaptée par Jean-Claude Seguin. Et ce qui est passionnant, c’est de découvrir à quel point la Palatine observe, analyse et critique le quotidien vécu à la cour. Un témoignage qui prouve qu’à toutes les époques il y a eu des femmes rebelles. C’est Marie Grudzinski qui incarne ce personnage d’exception que l’on écoute avec une infinie curiosité.
(Lesbia-Magazine, Jacqueline Pasquier)


UNE SUPERBE ADAPTATION

Et si l’on nous apprenait l’histoire à travers de si drôles représentations théâtrales !
Voilà une pièce enjouée sur l’histoire de France ! On passe assurément un excellent moment : entre sourires, véritables éclats de rire, tendresse aussi.
La Palatine, Madame, conservera, sa vie durant, ce naturel, cette drôlerie d’âme, ce détachement et cet esprit moderne (avant-garde ?) qui la caractérisent.
Parfois nostalgique, tendre, très souvent drôle, cocasse et tellement humaine…, la Palatine est jouée par la comédienne Marie Grudzinski qui nous offre, ici, une généreuse performance. Seule sur scène, elle est servie par une superbe adaptation des correspondances de Charlotte-Elizabeth de Bavière et une scénographie minimaliste, très subtile et très juste du metteur en scène Jean-Claude Seguin.
Musique et chants, costumes et éléments de décor présents et « évoluant » sur scène, voix off, lumières.. la mise en scène sert le texte à merveille.
(MOST, Marie Marcelot, publié aussi dans Sur scène)


UN SPECTACLE TRÈS RÉUSSI

Jean-Claude Seguin a conçu et mis en scène un spectacle très réussi, en utilisant avec intelligence, sans ostentation, toutes les ressources de la transposition théâtrale et en portant un grand soin à la mise en espace et en lumières pour ôter toute aridité à ce qui pourrait n'être qu'un exercice de lecture théâtralisée.
Marie Grudzinski entre dans la peau de ce personnage truculent comme elle revêt progressivement l'empesé costume du XVIIe siècle. Drôle, émouvante ou cocasse, maîtrisant parfaitement ses moyens, de la charmante Liselotte, à l'accent germanique, qui arrive à la cour française à la vielle dame vérolée et empâtée, elle brosse le portrait d'une femme truculente, empathique, et résolument moderne d'esprit, par touches impressionnistes, sans verser dans le réalisme. C'est net, précis et sans bavure. Un spectacle donc hautement recommandable.
(Froggy's Delight, MM, octobre 2008)


UN MONOLOGUE ÉPOUSTOUFLANT

Lettres et êtres, lieux et époques, souvent tout correspond, se répond…. Pour preuve : parmi les 60 000 missives qu’écrivit Charlotte-Élisabeth de Bavière (1652-1722), le dramaturge Jean-Claude Seguin en a intelligemment adapté et mis en scène quelques-unes. Matière pour un spectacle surprenant qui, en 1h15, est la métaphore de la vie de cette princesse Palatine, incarnée avec beaucoup de talent, tout en sensibilité et subtilité, par la comédienne Marie Grudzinski. Un monologue époustouflant pour un courrier décapant qui exécute le portrait sans fard de la monarchie absolue.
Racontant la grande Histoire (le long règne de Louis XIV) par la petite (chronique des chambres et antichambres du pouvoir qui nous montre un autre Versailles), l’œuvre séduit, faisant autant rire que réfléchir, s’émouvoir que se révolter. Pas besoin d’être… lettré pour constater que derrière les mots de cette femme très en avance sur son temps surgissent aussi les maux du nôtre.
Pour survivre à l’ennui de l’étiquette, une seule solution : raconter et dénoncer.
Écriture pleine d’humour et d’humeur, style vif et nature : la plume griffe la noblesse arrogante et dénonce la misère du peuple, raille le religieux et les tabous sociaux. Alors allez-y !
(Plume n° 47, Patrick Le Fur)


D’UNE BRÛLANTE ACTUALITÉ

La princesse Palatine décrit sans concession la nature humaine à la cour de Louis XIV. Il semble qu’elle n’ait pas beaucoup changé depuis…
Marie Grudzinski fait plus que de nous divertir: elle captive le public tout en le faisant rire. On reste confondu par le talent avec lequel son personnage vieillit au fur et à mesure de l’avancement du spectacle. Il y a là un réel tour de force qui ne se résume pas au choix, déjà très judicieux, des maquillages et costumes revêtus à vue. Le parti pris est celui de la confidence. La pièce, très vivante, est une petite leçon d’histoire vue par le petit bout de la lorgnette, celui de la vie quotidienne. Le 12 juin 1701, la voilà qui note : « Les Te deum des grands princes sont souvent les De profundis des particuliers. » Cette saillie n’est pas la seule qui rende les propos de la Palatine d’une actualité brûlante. On est comme saisi par cette évidence en sortant du théâtre.
(France Catholique n°3135, Pierre François)


UNE PIÈCE CONTEMPORAINE

Beaucoup de choses nouvelles décrites sous un jour nouveau, par une personnalité originale et un peu décalée… Beaucoup de choses qui sont à la réflexion assez proches de notre réalité, celle de 2008 où le politique touche à l’argent et au reste.
On se demande, à suivre les états d’âme de la Palatine, si elle décrit un monde qui finit ou qui est en crise, qui s’entretient lui-même sans évoluer. Certes, l’attrait du spectacle est là. Certes, mais il y a aussi, à côté, une prestation d’artiste, celle de Marie Grudzinski. Et cette prestation vaut à elle seule le détour.
Spectacle historique ? Mini-fresque historique ? Oui, en grande partie, mais pièce contemporaine aussi.
(topj.net, Gérard Bensaid)


UN RÉCIT DE VIE

Il convient de souligner le travail d’orfèvre de Jean-Claude Seguin.
Il a su transformer cette correspondance en un récit de vie. Marie Grudzinski se métamorphose en un témoignage poignant parce que d’une étonnante actualité. Grandeurs et bassesses humaines sont de toutes les cours !
(L’Homme nouveau, Pierre Durrande)


IMPERTINENTE ET SI ACTUELLE…

La princesse Palatine fut, à la cour du Roi-Soleil, une observatrice aussi pertinente qu’impertinente de mœurs qui n’ont pas pris une ride… Le tour de force du spectacle réside dans la façon dont le personnage vieillit. C’est amené d’une façon aussi progressive que crédible, magnifiquement. Enfin, à côté de saillies historiquement datées, d’autres sont éternelles (« Les Te Deum des grands princes sont souvent les De profundis des particuliers ») et ces dernières donnent à ce spectacle une actualité inattendue ! C’est ce dernier point qui accompagne le spectateur repartant, ravi, de ce spectacle.
(En attendant, Pierre François)


JOLI SOLO

Pour les amateurs de chemins de traverse, un spectacle court : Palatine, signé Jean-Claude Seguin, met en scène la belle-sœur de Louis XIV. Écrit à partir de sa correspondance, ce « one princesse show » malicieux est interprété avec brio par Marie Grudzinski.
(Les Échos.com)


UNE BIEN BELLE SOIRÉE

Si on ne lui donnait guère la parole, la Palatine ne se gênait guère pour la prendre, couchant son verbe féroce sur le papier. Infatigable épistolière, elle aura laissé une somme de lettres considérable : un matériau rêvé pour Jean-Claude Seguin qui a su y puiser l’essentiel de ce monologue, l’adaptant pour la scène de la plus habile manière.
Avec un paravent, un petit meuble à transformation, une chaise et quelques vêtements suspendus pour tout décor, Marie Grudzinski recrée l’atmosphère d’un petit cabinet de travail de l’époque. Elle incarne cette femme que les ors de la cour n’ont jamais impressionnés ni séduits. D’un jeu cadencé, efficace, elle empoigne son personnage pour nous conter la vie trop peu connue de cette femme qui ne fut pas heureuse. Qu’elle dîne, s’habille en tenue de cour, se coiffe, relise ses lettres, la Palatine-Grudzinski nous fait rire, nous émeut et nous transporte dans cette cour du Roi-Soleil, au cœur des intrigues qui en habitaient les antichambres. Une bien belle soirée.
(Visioscène, François Varlin, octobre 2008)


UN EXERCICE DE STYLE RÉUSSI

Un exercice de style ingénieusement porté sur les planches du Théâtre de Nesle à Paris avec la délicieuse Marie Grudzinski dans un truculent soliloque.
L’humour permet à la princesse Palatine de survivre à une vie sans amour. On comprend que la vie de cette femme malheureuse et condamnée par le roi à ne pas quitter la cage dorée de Versailles ait donné à Jean-Claude Seguin plusieurs bonnes raisons de la mettre en scène. Encore fallait-il ne pas tomber dans le trop-plein d’anecdotes, ne pas être didactique et faire la juste part entre petite et grande histoire. Habilement, le metteur en scène a su éviter ces écueils en prenant le parti de faire du public une sorte de deuxième partenaire à l’unique comédienne en scène, Marie Grudzinski. Pas question d’être dans le one-woman-show ou la lecture.
On approche la princesse au fur et à mesure. On assiste à l’appropriation du rôle par la comédienne. Un exercice de style réussi, une performance de comédienne, une ingénieuse mise en scène, cette Palatine a décidément tous les atouts pour être réhabilitée auprès du public comme un vrai auteur.
(La Vie est belle magazine, Sophie Pajot)


UN MONOLOGUE TRÈS ENLEVÉ

Une pièce qui ravira les amateurs des coulisses de notre histoire. Avec ce monologue très enlevé, vous découvrirez une formidable personnalité, truculente à souhait, qui réussit merveilleusement à retranscrire les mœurs de la cour du roi soleil.
(Senior plus, octobre 2008)


UNE AUTHENTIQUE LEÇON D’HISTOIRE

La Palatine possédait le sens de l’humour. Le jugement sûr, la plume féroce, elle avait l’intelligence et l’esprit de repartie… Tout est dit avec justesse. Marie Grudzinski donne à Élisabeth-Charlotte la vigueur et le charme… Quand nous avons vu le spectacle, deux classes de 1re S approfondissaient leurs connaissances du Grand Siècle. Cette leçon d’histoire authentique était un excellent choix de leurs professeurs. Le théâtre a souvent plus de vertus pédagogiques que le cours traditionnel.
(Théâtres, Danielle Dumas)


PALATINE, L’EXCEPTIONNEL « ONE WOMAN SHOW » DE MARIE GRUDZINSKI

Madame, princesse Palatine, fut l’auteur, dit-on, de 60 000 lettres. Un trésor de lucidité qui n’exclut pas la truculence, le parler vrai et naturel, libre. L’auteur-metteur en scène Jean-Claude Seguin taille ici un rôle sur mesure pour Marie Grudzinski. Dans les pas de l’actrice à la diction remarquable et naturelle, au phrasé qui a su conserver un soupçon d’accent germanique, le spectateur voit le personnage grandir, vieillir, s’épaissir, bien vivant, loin des figures momifiées des manuels scolaires. Du grand art qui donne toute sa dimension à une Palatine qui, par ses remarques impertinentes, souvent cocasses mais toujours justes, taillées au laser, révèle un Versailles inattendu et un trône royal qui n’est jamais bien loin de la chaise percée.
(La République du Centre, Raymond Ménard, Verneuil-sur-Avre, 24 mai 2006)


UNE PIÈCE A PART ENTIÈRE

Elle était d'un caractère sacrément trempé et d'une robuste constitution. Mariée à Monsieur, frère de Louis XIV, Charlotte-Elisabeth, alias la Palatine, pièce rapportée dans un jeu d'échecs où les règles sont truquées, se réfugie dans l'écriture et la lecture. Jean-Claude Seguin a trié ses lettres, leur a construit une colonne vertébrale dramatique pour en faire une pièce à part entière, un témoignage sans fioritures sur une France exsangue, ruinée, gouvernée par un roi moribond et d'une violente cruauté, aux ordres de la Maintenon, « la vieille ordure ». Il dirige avec rigueur et un souci évident de la vérité historique la comédienne Marie Grudzinski qui nous embarque à la cour de Louis XIV, en dénonce les intrigues, les manipulations politiques, les hypocrisies religieuses. Elle a son franc-parler, la Liselotte… Elle dégomme sans sourciller quelques contemporains véreux et observe une rigueur de vie exemplaire (et frustrante) malgré un mari qui lorgne davantage sur ses mignons que sur ses rondeurs ! La mise en scène, sobre et précieuse, cligne de l'œil sur les artifices d'une époque où l'on épinglait postiches et perruques, où les nuages de la poudre dissimulaient les cicatrices de la petite vérole. Marie Grudzinski ressuscite pleinement la Palatine à laquelle elle donne un léger mais très réaliste accent allemand, et encaisse, au fil du spectacle et des années qui passent, les raideurs de la vieillesse. Nous voilà immergés dans une période entre fastes et misère cannibale; une passionnante leçon d'histoire, sans concession, d'où les Français ne sortent pas grandis.
(La Marseillaise, 16 juillet 2006, Jean-Louis Châles)


UNE PALATINE CAPTIVANTE

Marie Grudzinski incarne à la perfection cette princesse Palatine qui, mariée à Monsieur, frère de Louis XIV, vivait à la cour de Versailles. Seule sur scène, elle nous tient en haleine, nous faisant partager les tourments de cette femme en proie aux intrigues de la cour, qui dénonce l’injustice, la pauvreté, les faux-semblants, les fanatiques… La comédienne est totalement cette femme forte, entière, mais infiniment humaine. Un personnage également drôle, attachant, touchant…qui se métamorphose sous nos yeux, le corps et l’âme sculptés par la vieillesse… Une Palatine qui a traversé les siècles et qui reste toujours d’actualité… Un spectacle captivant, de qualité, à voir absolument !
(Vaucluse-Matin, 6 juillet 2006, Mireille Picard)
 
 
PALATINE, HONNÊTE HOMME À LA COUR DU ROI-SOLEIL

La princesse Palatine nous fait part, sur une scène transformée en cabinet particulier, de ses tourments et de ses joies, tout en égratignant les faux dévots et autres tartuffes, la misère et le fanatisme religieux. Une femme traversant le temps grâce à l'interprétation de Marie Grudzinski, un portrait de femme moderne. Jean-Claude Seguin, metteur en scène du Théâtre du Loup blanc, compose et peint admirablement une Palatine au grand caractère.
(La Provence, le 8 juillet 2006, Geoffrey Leblanc)


LA PALATINE RESSUSCITÉE

Après Henriette d’Angleterre, « passée comme l’herbe des champs », Monsieur, frère du roi, épouse en secondes noces Charlotte-Elisabeth, princesse Palatine, « noble et grande en toutes manières » (Saint-Simon), l’épistolière savoureuse du Grand Siècle côté coulisses, rivale de Mme de Sévigné.
Le Théâtre du Loup blanc passe avec aisance du désordre baroque à l’équilibre classique. Dans l’abondante correspondance de la Palatine, le choix était difficile. Celui de Jean-Claude Seguin (adaptation, mise en scène) s'avère judicieux, car il éclaire la personne et le personnage, recrée avec quelques éléments de décor une intimité préservée en dépit de l’étiquette.
Marie Grudzinski (la Cléopâtre de Rodogune Off, 2005), remportant haut la main l’épreuve du one woman show, ressuscite la Palatine. Tout revit : son naturel surprenant jusqu’à l’inconvenance scatologique, sa haine pour la Maintenon « l’ordure », son indignation devant la misère du peuple et les guerres qui dévastèrent son cher Palatinat, sa franchise courageuse devant le roi, sa mélancolie d’exilée, sa rudesse vis-à-vis d’elle-même.
Revêtant pièce à pièce les peaux du personnage, de la simple robe à la toilette d’apparat, de la chevelure libre à la perruque (costumes Philippe Varache, coiffures Daniel Blanc), peu à peu, le cheval échappé se métamorphose en vieille dame encore indigne, qui accueille la mort avec sérénité, et qu’accompagnent l'éclairage nuancé et les musiques baroques.
Jeu complexe, sensible, intelligent, Marie Grudzinski, noble avec simplicité, prenant l'Histoire par la main, nous fait cheminer dans « un édifice de marbre fait d’hommes durs et polis » (La Bruyère). On y goûte un plaisir extrême.
(La Marseillaise, 9 juillet 2006, Alice Hygoulin)


LES SPECTACLES « OFF » QUE NOUS AVONS AIMÉS

En réunissant la correspondance de la Palatine, Jean-Claude Seguin ouvre un beau livre sur la (petite) histoire et ressuscite cette Allemande déracinée et mariée à Monsieur, frère de Louis XIV. Mal à l'aise à la cour de France qu'elle trouve empesée, étriquée, rarement souriante, la dame confie ses réflexions, ses états d'âme, son cafard, à sa plume. Elle dénonce la cruauté du roi, la misère d'une France exsangue et ruinée, la malhonnêteté d'une flopée de courtisans. Marie Grudzinski imprime une belle rugosité, une sourde générosité à cette femme que nous voyons vieillir au fur et à mesure que s'égrène le temps. Un moment dense, parfois joyeux et instructif pour mieux appréhender l'Histoire d'aujourd'hui.
(Semaine des Spectacles Provence-Côte d'Azur, Jean-Louis Châles)
 
  UNE GRANDE DAME

Charlotte-Élisabeth de Bavière, « Madame », épouse de Monsieur, le frère de Louis XIV, fut un personnage prestigieux, mais, on le découvre dans cette pièce délicate, la noblesse de cette femme est d’un autre ordre. Esprit libre et impétueux, affranchi de l’hypocrisie régnante, Palatine est une figure irrévérencieuse et intègre. Témoin privilégiée du siècle, elle laisse à travers sa correspondance une peinture vive et colorée de ses contemporains.
Jean-Claude Seguin recompose, à partir de ses témoignages épistolaires, le portrait éloquent d’une femme pleine de verve et de truculence qui, au fil de la pièce, s’incarne dans une épaisseur dramatique touchante.
D’amertumes en désillusions, Palatine revit dans le jeu sobre et pénétré de Marie Grudzinski, subtile, émouvante et drôle. La mise en scène, épurée, nous fait pénétrer dans le cabinet de Madame : elle porte sur elle-même un regard sans complaisance, se dévoilant dans le même temps qu’elle vieillit sous le poids d’un costume qui s’étoffe.
Si Marie-Thérèse était niaise, Maintenon est une véritable « ordure », « une guenon » ! La Palatine n’a pas peur des mots…
Prisonnière de la cage dorée qu’est Versailles, elle prise une solitude qui la préserve de ces méchants, tartuffes, courtisans et va-t-en-guerre, qu’elle épingle avec mordant dans ses épîtres. Madame s’éteint le 8 décembre 1722 et, avec elle, la lumière sur cette scène où s’est rejouée toute une vie. Il est à souhaiter que vous ayez le plaisir de voir renaître, à la faveur d’une représentation, l’esprit frondeur à l’impertinence salutaire de celle qu’on jugeait « trop d’une pièce ».
(Bérénice Fantini, Rue du théâtre, 5 août 2006, www.ruedutheatre.info, « Le Quotidien du Festival d’Avignon In et Off depuis 2003 »)


L'ENVERS DU DÉCOR

C'est un peu comme si Versailles nous était conté, ou l'envers du décorum. Marie Grudzinski redonne vie à Charlotte-Elisabeth de Bavière, la princesse Palatine, sur qui la cour ne déteindra jamais, ce qui lui permettra de porter sur ses contemporains et son siècle le regard amusé et caustique d'une femme qui, ayant accepté sa condition, s'en libère, dupe de rien, exprimant un point de vue extérieur, objectif. Dans ses lettres, Jean-Claude Seguin a fait une sélection qui lui permet d'aborder tous les aspects de l'époque, la misère du peuple, les cagots, la médecine, les mœurs dissolues de la cour, la politique, les intrigues. La Palatine était une fine observatrice et une femme de cœur, son jugement est moderne. Cette visite à Versailles vaut leçon d'histoire et d'humanité.
(Vaucluse-Hebdo, le 28 juillet 2006, Alain Pécout)


COUP DE CŒUR de Chantal Ozouf
Radio Méditerrannée, 24 juillet 2007


UNE REBELLE IDÉALE À LA COUR

Salle comble et enthousiaste pour la Palatine, à la Scène nationale 61. Admirablement campée par Marie Grudzinski, « Liselotte » impose d’emblée son caractère fort. Trois cents ans plus tard, le texte montre une modernité étonnante. La mise en scène, remarquable de dépouillement, souligne finement l’évolution du personnage. Le tandem Marie Grudzinski/Jean-Claude Seguin donne ici sa pleine mesure.
(Ouest-France, 7 mars 2008, M.-F. de Monneron)

 
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