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  SALLE COMBLE POUR UN VOYAGE AVEC LES TZIGANES

Spectacle chargé d’émotion, tout en sensibilité, que celui joué par le Théâtre du Loup blanc au Quai des Arts d’Argentan.
Devant une salle comble dont beaucoup de gens du voyage, les trois comédiens et musiciens ont donné à voir l’histoire des Tziganes : la vie sur les routes, le rejet des gadjés pleins de préjugés et la nation peu reconnaissante, leurs douleurs et leurs joies mais surtout leur fierté, leurs valeurs interprétés avec grande sensibilité et humour.
Ce spectacle a clos en beauté la saison culturelle.
Ouest-France, le 16 juin 2014.
 
 

VOYAGE EN BOHEME

C’est une histoire de départ, d’adieux, de déracinement. L’histoire de la communauté tzigane est à part : elle fascine autant qu’elle déroute. Une création 2014 du Théâtre du Loup Blanc, à ne pas manquer.


Cette histoire, racontée à la première personne, procède d'une longue culture de l’oralité. Marie Grudzinski parle au nom de Maria, mère de famille manouche. Elle nous livre son histoire sur les routes jusqu’à sa sédentarisation en HLM, sans complaisance, y entremêlant des récits anecdotiques, touchants, tristes, tendres.
Révoltée, elle s’adresse autant à ceux qui ignorent le sens du mot « liberté », qu’à ceux de sa propre communauté qui, conservant des pratiques archaïques, font de l’homme le supérieur de la femme. Elle échappe ainsi à un discours victimaire, révélant tantôt les forces, tantôt les faiblesses d’un peuple trop oublié.
C’est aussi l’histoire d’une musique, qui irrigue toute la culture tsigane, formant le noyau même de son âme. La mise en scène est polyphonique ; entre les interventions de la conteuse Maria, la musique devient un acteur à part entière.
C’est la musique de la fête, de la convivialité, qui est pourtant empreinte d’une profonde mélancolie, portant les stigmates d’un passé douloureux.
Cette initiation au voyage nous entraîne dans le quotidien des gitans, quotidien imprégné de fierté et de valeurs, et tente ainsi de faire tomber les barrières mentales, créées sur la peur de l’autre, de l’inconnu, sur l’ignorance finalement. 

C’est surtout le récit d’une quête de vie, ou plutôt de survie, enragée, d’une nécessaire transmission. Maria se raccroche à ses racines généalogiques, à tout ce qu’elle possède vraiment ; ses souvenirs. La question de la dépossession et de l’oubli est prégnante ; l’interrogation revient, obsédante et tragique : « Qu’est-ce qu’on va laisser à nos enfants ? »


Le spectacle, construit à partir de témoignages de femmes manouches, nous offre une ode à la vie, à la nature, à cette grâce du dénuement, à cet esprit vagabond et nomade. « Nous, on a le ciel. »
Rue du Théâtre, Anouk Pellet, 12 juillet 2014.
 
 
UN ACTE POLITIQUE ET CITOYEN

Nous Tziganes est bien plus qu’un acte théâtral, c’est un acte politique et citoyen. C’est un vrai travail d’ethnologue qu’a accompli Jean-Claude Seguin en récoltant la parole des femmes tziganes. Il en a créé une histoire de famille, contée par Maria (Marie Grudzinski, touchante de vérité dans son interprétation). Elle se fait le passeur de cette culture, de l’histoire de ces voleurs de poules ainsi que des camps de concentration. Sur le plateau, les musiciens illuminent le propos par leurs chants et musiques. Ce trio nous emporte alors bien loin de là et le camp qui se construit sous nos yeux, petit à petit, ouvre notre horizon. Cette proposition n’est pas donneuse de leçon mais témoigne de cette culture méconnue. Nous Tziganes vous donne l’occasion de voir ces citoyens de notre Europe.
Ouvert aux publics, Boudoir du OFF, Laurent Bourbousson


UNE PIECE VIBRANTE ET EMOUVANTE

Une belle pièce pour rendre visible… ce qui est visible (et que l'on refuse de voir).


Nous, Tziganes est une pièce écrite à partir de témoignages de Tziganes et de Manouches sur leur existence depuis le début de la Seconde Guerre mondiale. A travers le parcours d’une femme, fille d’un gadjo et d’une manouche, et de sa famille, le texte très fort et très dense dévoile devant nous le mystère de ces Français tziganes, patriotes mais jamais vraiment intégrés, de ces nomades toujours expulsés et suspectés, mais aussi les contradictions à l’intérieur de la communauté entre la parole donnée, l’honneur et les tentations du mensonge et de la violence. Tout cela se déploie dans une magnifique scénographie au cœur d’un fouillis d’objets récupérés. Que résonnent le violon et les chants et que les Tziganes dansent grâce à l’interprétation vibrante et émouvante de ces trois interprètes !
La Vie, frères Thierry et Nicolas, le 21 juillet 2014.


UNE MAGNIFIQUE PIECE DE THEATRE

LE PITCH
Maria, Sevda et Drago témoignent chacun à leur manière de la culture, de l’histoire et de l’essence des Tziganes. Un peuple trop souvent condamné par notre ignorance.
L'AVIS DU FESTIVALIER
Maria conte à ravir. Elle témoigne par les mots de l’histoire de son grand-père, de ses parents, de sa propre vie. Par son apparence et son regard, elle incarne la Femme tsigane. Sevda chante. Elle rit. Elle est chaleur et gaieté. Drago, bien moins bavard, témoigne de l’homme tsigane. Comme on gagne à écouter ce que ce peuple a à dire... Constamment blâmé, laissé pour compte, chassé, méprisé, il se livre dans cette pièce pour barrer la route aux clichés qui circulent à son sujet. « A l’heure de la fête, tout le monde veut être gitan. Après la fête, tout se gâte. » Etre tsigane, c’était vivre libre, sur la route. C’était aussi vivre sans eau ni électricité. C’est tant de choses qu’on oublie, qu’on ne sait pas. Une magnifique pièce de théâtre comblée par le chant et la musique de ces gens qui « ont besoin d’un rythme pour travailler », « qui ont la fête dans le sang ».
Avignews, Gaétane Lefevre, juillet 2014


UN SPECTACLE ATTACHANT

Ce spectacle retrace l'histoire mouvementée des Tziganes. Leurs rituels, leur sens aigu de la famille, leur franc-parler et surtout cette liberté qui les habite et que jamais les brimades et vexations des "gadjos" n'auront pu réduire. Les trois acteurs dansent, chantent, avec une énergie communicative. Un spectacle attachant dont on sort avec un regard différent et des airs endiablés plein la tête.
La Provence, Brigitte Borel, 24 juillet 2014

 
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